1 février 2010
Tragédie & catastrophe qu’en dit la Bible?
Publié dans Message tagged Aide humanitaire, église, églises, Catastrophe, chrétien, chrétiens, Croix-Rouge, Dieu, Environnement, foi, Haïti, homélie, Humanitaire, injustice, message du dimanche, prédication, Secours, Secours humanitaire, sermon, Soutien haïti, Tragédie, Tremblement de terre, Tsunamie, unicef, violence, Vision Mondiale à 12:09 par Israël Fontaine
Tremblement de terre, tsunami, catastrophe naturelle, réchauffement planétaire, ces dernières années notre pauvre planète et nous frêles humains avons plus que notre lot de tragédie. Plusieurs se questionnent dans ces moments difficiles sur Dieu. S’il est amour, ou tout simplement s’il existe, comment peut-il permettre ces fléaux? D’autres en profitent pour justifier leur incrédulité en pointant un doigt accusateur vers Dieu!
Mais qu’en dit la Bible au juste? L’enfant de Dieu est encouragé à retourner aux Écritures pour trouver le réconfort et un élément de réponse à ses pourquoi. Aucune excuse ne peut soustraire le chrétien à son devoir de retourner par lui-même à la source pour connaître la pensée de Dieu, il arrive hélas trop souvent que des croyants mal affermis s’empressent de se faire une opinion sans vraiment avoir consulté ce que la Parole de Dieu dit au sujet de ce qu’ils voient ou subissent.
Dans sa lettre aux croyants de Rome, Paul va aborder le sujet des catastrophes naturelles et du non-sens que nous voyons autour de nous :
18 J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous. 19 C’est en effet cette révélation des fils de Dieu que la création attend avec un ardent désir. 20 Car la création a été soumise au pouvoir de la fragilité; cela ne s’est pas produit de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise. Il lui a toutefois donné une espérance : 21 c’est que la création elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire. 22 Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement. 23 Elle n’est pas seule à gémir; car nous aussi, qui avons reçu l’Esprit comme avant goût de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré. 24 Car nous sommes sauvés, mais c’est en espérance; or, voir ce que l’on espère, ce n’est plus espérer ; qui, en effet, continue à espérer ce qu’il voit? 25 Mais si nous ne voyons pas ce que nous espérons, nous l’attendons avec persévérance. (Romains 8.18-25)
La création soumise à la fragilité…
Paul souligne que la création a été soumise à une certaine époque au pouvoir de la fragilité. Cet évènement s’est produit lorsque nos premiers parents, Adam et Ève se sont tous deux rebellés contre Dieu en faisant le choix de vivre indépendamment de lui et de sa volonté.
Ce bris de relation avec Dieu a entrainé non seulement l’humanité mais toute la création sous la malédiction. C’est l’ensemble de la création qui fut corrompue et maudite à ce moment.
17 ¶ Il dit à l’homme : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, Le sol sera maudit à cause de toi; C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture Tous les jours de ta vie, 18 Il te produira des chardons et des broussailles, Et tu mangeras l’herbe de la campagne. 19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, Jusqu’à ce que tu retournes dans le sol, D’où tu as été pris; Car tu es poussière, Et tu retourneras à la poussière. (Genèse 3.17-19, Semeur)
Avant la rébellion de l’homme et de ses conséquences, il n’existait aucune mauvaise herbe ou plante vénéneuse, aucune épine ou chardon ni rien d’autre qui soit susceptible de cause misère ou tort à l’homme. Mais par sa désobéissance c’est l’ensemble de la création qui a été « soumise au pouvoir de la fragilité ».
Le mot grec pour fragilité, traduit renferme l’idée d’insuccès, d’incapacité d’atteindre un but ou d’accomplir un dessein. À cause de la désobéissance de l’homme aucune partie de la nature n’existe aujourd’hui tel qu’elle a été créée à l’origine.
Le pouvoir destructeur du péché est tel que la désobéissance d’un seul homme a entraîné la corruption de tout l’univers. La décomposition, la maladie, la douleur, la mort, les catastrophes naturelles, la pollution, et toute autre forme de mal, ne connaîtront jamais de fin avant que celui (Dieu) qui a prononcé la malédiction ne l’annule, et ne créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre. (2 Pierre 3.13; Apocalypse 21.1)
La destinée de la nature est inséparablement liée à celle de l’homme. Étant donné que l’homme a péché, il a corrompu le reste de la création. De même lorsque la gloire de l’homme sera divinement rétablie, le monde naturel sera lui aussi rétabli. C’est pourquoi Paul souligne que même pour la création il y a une espérance.
… la création elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire. (v.21)
Autrement dit, de même que le péché de l’homme a entraîné la corruption de l’univers, le rétablissement de l’homme dans la justice s’accompagnera du rétablissement de la terre et de son univers pour les ramener à la perfection et à la gloire que Dieu a voulue pour eux.
Pourtant en dépit de leur corruption et de leur dégénérescence continuelle, ni l’homme ni l’univers n’entraîneront leur destruction ultime. C’est Dieu qui mettra fin à l’ordre présent de ce monde au jour qu’il a déterminé dans sa souveraineté.
Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec tout ce qui a été fait sur elle. (2Pi 3.10, Semeur)
Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. (Apocalypse 21.1, Semeur)
Apocalypse 21:4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Apocalypse 21:5 Celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris, car ces paroles sont certaines et vraies.
C’est pour ce temps de délivrance et de rétablissement qui nous a été promis que toute la nature soupire d’espérance et d’attente.
La création & les chrétiens en attente d’un monde meilleur
Soulignons tout de suite que le croyant ne doit pas rester les bras croisés bien qu’il vit avec l’espérance d’une nouvelle création. Il est appelé à agir en faveur de ce monde, d’œuvrer à son bien-être et sa prospérité économique, politique, écologique, etc. (cp. Jérémie 29; voir aussi http://egliselabelle.com/2009/07/26/il-ose-prier-comme-personne-ne-la-fait-3e-partie/)
Croyants, non-croyants, bon et méchant, sont tous dans le même bateau, et victime des conséquences du péché. Les croyants et les « bonnes personnes » ne sont pas à l’abri du malheur, d’ailleurs Jésus n’est-il pas la plus douloureuse victime de la bêtise et méchanceté humaine bien qu’il ait été sans péché et divin?
Le chrétien tout comme la création vivent donc dans l’attente du moment où Dieu délivrera ses enfants et la création de la faiblesse héritée du péché. À ce moment, nous commencerons à prendre part éternellement à la gloire de Dieu…
1 Jean 3:2 Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est.
51 ¶ Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité. 54 Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Ecriture : La victoire totale sur la mort a été remportée. (1Co 15.51-54, Semeur)
20 Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux : de là, nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver. 21 Car il transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet de tout soumettre à son autorité. (Philipiens 3.20-21, Semeur)
Conclusion
Les soupirs et les souffrances de la création cesseront un jour, puisque Dieu la délivrera de sa corruption et de sa fragilité. Entre temps elle endure les douleurs de l’enfantement. À l’instar d’Ève pour qui le péché a entraîné la malédiction de l’enfantement dans la douleur pour la femme (Genèse 3.16), la nature endure ses propres douleurs de l’accouchement. Mais également tout comme Ève et de ses descendants, les douleurs de l’enfantement que la nature souffre laissent présager une vie nouvelle.
Pour le moment cependant c’est en espérance que nous sommes sauvés…
Car nous sommes sauvés, mais c’est en espérance; or, voir ce que l’on espère, ce n’est plus espérer ; qui, en effet, continue à espérer ce qu’il voit? 25 Mais si nous ne voyons pas ce que nous espérons, nous l’attendons avec persévérance. (Romains 8.24-25, Semeur)
Lorsque nous côtoyons ou subissons la tragédie faisons tout en notre pouvoir pour venir en aide aux gens dans le besoin. Partageons aussi notre espérance qu’un jour Jésus reviendra, mettra fin au monde présent, jugera le péché et rétablira l’univers dans sa perfection et sa beauté originel. (Ésaïe 30.23, 24; 35.1-7; 2Pierre 3.13; Apocalypse 21.1)