11 octobre 2009

Il ose prier comme personne ne l’a fait (7)

Publié dans Message tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , à 23:44 par Israël Fontaine

Il ose prier commme personne


« Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »


Face à la croix, l’agonie de Jésus nous rappelle à quel point nous sommes coupables d’avoir offensé le Créateur du Ciel et de la Terre. La croix, nous rappelle la douloureuse vérité qu’il n’y pas aux yeux de Dieu de péché mignon, tout péché aussi petit soit il révèle sa laideur le plus immonde dans l’évènement de la crucifixion. Ces plaies meurtrières, cette souffrance indicible, non seulement nous révèlent à quel point nous étions, par nature, en mauvais terme avec Dieu, elles révèlent aussi l’amour mystérieux et profond que Dieu nous porte en prenant sur lui-même le châtiment qui nous permet de renouer contact avec lui.

Oui, Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Ainsi, tous ceux qui croient en lui ne se perdront pas loin de Dieu, mais ils vivront avec lui pour toujours. (Jean 3.16, Parole de Vie)

Lorsque son amour nous saisit et que nous recevons son pardon, notre perspective face à ceux qui nous offensent doit changer. Parce que le pardonné doit pardonner à son tour.

La femme d’un chef zoulou a assisté à une réunion de l’armée du salut où elle a entendu parler de Jésus et a répondu à l’appel. Quand son mari a entendu parler de cela il lui a défendu d’y retourner sous peine de mort! Cependant, dans son désir d’entendre encore parler de Jésus, elle osa y retourner, et quand son mari a su cela il est allé à sa rencontre sur le chemin du retour et l’a battue si sauvagement qu’il l’a laissée pour morte. À un certain moment sa curiosité l’a poussée à revenir pour voir ce qu’elle était devenue. Elle n’était pas là où il l’avait laissée, mais il a observé des brindilles cassées et a fini par la trouver allongée sous un buisson. Se penchant sur elle avec ses yeux cruels il la regarda d’un air méchant et dit, « Et qu’est-ce que ton Jésus Christ peut faire maintenant pour toi? » Elle a ouvert ses yeux, et en le regardant elle a dit doucement, « Il m’aide à te pardonner! »… (www.annuairechretien.com)

L’affirmation de Jésus peut sembler difficilement acceptable, voire même révoltante, surtout lorsque notre idée du pardon est aux antipodes du concept biblique. Pardonner selon la Bible n’est pas de faire comme si rien ne s’est passé. Ce n’est pas non plus excuser ou minimiser ce qui s’est produit. Comme l’a si bien dit Dietrich Bonhoeffer : « La grâce de Dieu couvre mais elle n’excuse pas. » Le pardon ne demande pas de rester en relation avec l’offenseur. Au cours des prochaines lignes, nous chercherons à mieux cerner en quoi consiste le pardon selon Jésus.


Pour ce qui suit, je me suis fortement inspiré de deux écrits, l’un du pasteur Jefferey Laurin et un autre écrit par Rick Warren.

Ce que le pardon n’est pas

Pardonner n’est pas conditionnel à…

Lorsque quelqu’un dit : « je te pardonne à condition que… » ce n’est pas le pardon. Le pardon est inconditionnel, ce n’est pas quelque chose que nous méritons.

Alors que Jésus agonisait cloué au bois, il pria :

– Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. (Luc 23.34, Semeur)

Aucun de ses tortionnaires n’avait demandé à être pardonné, aucun ne le méritait non plus. Pourtant, Jésus leur offre le pardon, il prend l’initiative. Le pardon est toujours notre initiative. Nous pardonnons peu importe si l’offenseur le demande ou non. Nous offrons le pardon inconditionnellement.

Pardonner, ce n’est pas fermer les yeux ou minimiser l’offense.

Celui qui justifie le méchant et celui qui condamne le juste sont tous deux en horreur à l’Éternel. (Proverbe 17.15, Colombe)

C’est une horreur aux yeux de Dieu de minimiser les fautes commises, et de prendre la défense du mal. Le pardon n’est pas fermer les yeux sur le mal commis au nom de la compassion. Que l’offenseur ait eu une enfance terrible ou qu’il vit présentement des situations difficiles, le mal qu’il fait est mal, un point c’est tout.

Si quelqu’un vient nous voir pour nous demander pardon et que nous répondons tout bonnement : « Ce n’est pas grave, il n’y a rien là, etc. » Nous dévaluons le pardon. Le pardon c’est pour les choses sérieuses. Si une situation demande le pardon, alors nous ne devons pas le minimiser lorsque l’on vient nous demander pardon.

Rappelons-nous que dans la perspective divine, le péché reste pécher, qu’il soit grand ou petit.

« Venez, et retournons à l’Eternel, car il a déchiré, mais il nous guérira. Il a frappé, mais il pansera nos blessures. 2 Après deux jours, il nous aura rendu la vie, et le troisième jour, il nous relèvera, et nous vivrons sous son regard. 3 Oui, cherchons à connaître l’Eternel, efforçons-nous de le connaître. Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore, et il viendra vers nous comme la pluie, comme les ondées du printemps qui arrosent la terre. » (Osée 6.1-3, Semeur)

Les trois premiers versets du chapitre 6 sont souvent maltraités au plus haut point. Combien de fois avons-nous entendu prêcher ces versets comme mettant en valeur la bonté et l’abondant pardon de Dieu à l’égard du pécheur?

Pourtant ces belles paroles du peuple d’Israël mettent plutôt en évidence leur profonde hypocrisie. D’un côté le peuple tente de contracter une alliance avec les Assyriens (5.13), de l’autre le retour du peuple vers Dieu n’est que rituel et n’est rien d’autre qu’une nouvelle tentative pour échapper à son jugement. Mais Dieu n’est pas dupe, il voit bien la légèreté et la superficialité de leur parole qui ne s’accompagne pas d’une authentique reconnaissance de leur péché.

Votre amour pour moi est semblable aux nuées matinales, à la rosée de l’aube qui se dissipe vite. (Os 6.4, Semeur)

Leurs crimes, leurs prostitutions, leur malhonnêteté jettent le discrédit sur leur démarche de retour à Dieu. Un changement de vie doit suivre la demande de pardon. La délivrance facile à laquelle le peuple s’attend n’aura pas lieu, Dieu châtiera bel et bien son peuple.

Bien que le « pardon se trouve auprès de Dieu », Dieu ne ferme jamais les yeux sur le mal. Le pardon ne signifie pas oublier ou minimiser l’offense. Et, sans changement de la part de l’offenseur aucune relation ne peut être envisagée.

La démarche du pardon enseignée par Jésus (Mt 18.15-18)

La réprimande

Si ton frère s’est rendu coupable à ton égard, va le trouver, et convaincs-le de sa faute : mais que cela se passe en tête-à-tête. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. (Matthieu 18.15, Semeur)

Le mot grec pour réprimander a une connotation sévère, ce n’est pas l’idée d’une simple réprimande que Jésus enseigne, mais d’aller voir son frère en tête à tête, le convaincre de sa faute de manière à ce qu’il réalise pleinement sa faute et s’en détourne.

Observons ici,

Réprimander son frère ou sa sœur est une nécessité de la vie chrétienne

« Suis-je le gardien de mon frère » (Genèse 4.9)

Trop de gens aujourd’hui éprouvent le besoin d’être approuvé et aimer pour être capable d’aimer sincèrement les autres.

Nous ne pouvons nous soustraire comme Caïn de notre responsabilité créationnel : Oui, nous sommes les gardiens de nos frères. Comme le dit le pasteur Laurin :

Nous vivons dans une période où personne ne veut oser de ne pas être aimé. La lâcheté est une priorité dans ce monde, personne ne se lève pour les autres. (Jeff Laurin)

La réprimande doit se faire dans un climat d’amour et de confiance

Tout le contexte du chapitre 18 nous parle de l’attitude que le disciple doit développer : il doit protéger le plus faible et ne pas le faire tomber dans le péché; il ne doit en aucun cas faire preuve de mépris envers le faible; le berger doit laisser ses 99 brebis dans la montagne pour aller chercher celle qui s’est égarée.

L’offensé doit parfois prendre l’initiative

Si ton frère s’est rendu coupable à ton égard, va le trouver, et convaincs-le de sa faute…

L’affaire doit, en premier lieu, se régler en privé entre les deux intéressés

Le principe que Jésus nous donne est clair, c’est à l’offenseur qu’il nous faut nous adresser, nous avons parfois la fâcheuse habitude d’aller colporter à d’autres la faute de celui qui nous a offensés. Ce qui très souvent alimente davantage la discorde plutôt que de la régler.

Quand il n’y a plus de bois, le feu s’éteint; quand il n’y a plus de calomniateur, la querelle s’apaise. (Pr 26.20)

Le perdant n’est pas l’offensé mais l’offenseur

Le vrai perdant n’est pas « l’offensé » mais l’offenseur. Sa repentance sera sa libération.

Que faire s’il n’y a pas de repentance?

Notons d’abord que la repentance n’est pas une simple question regret, le terme grec met en évidence le fait du changement. Se repentir, c’est changer radicalement! Voilà pourquoi certaines versions de la Bible utilisent le mot « changer » plutôt que repentance qui parfois est compris comme étant un sentiment de « regret ».

… s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un péager.

Quelle conduite adopter face à quelqu’un qui persévère sur la mauvaise voie?

Jésus ici est très clair, celui qui veut persévérer dans son péché doit réaliser la rupture que le péché provoque.

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur. (Rm 6.23, Semeur)

Être séparé de Dieu, c’est être séparé spirituellement du corps de Christ, être séparé de l’Église, c’est être un païen. La communauté chrétienne est donc ici invitée « à se dissocier de la personne qui persiste dans le péché, c’est-à-dire à considérer qu’elle ne fait plus partie du groupe des disciples; il ne s’agit pas de la mépriser mais de la considérer comme un pécheur qui a besoin d’entendre à nouveau l’Évangile. » (Bible d’Étude Semeur, 1448)

Que faire si la personne persévère sur la mauvaise voie? Malheureusement, il peut arriver que la relation ne puisse revenir comme avant. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne pardonnons pas.

Pardonner n’est pas oublier.

On a tous déjà entendu cette fameuse phrase : « Pardonne et oublie ça », « c’est dans le passé maintenant tourne la page »…

Il y a un problème sérieux avec cela. C’est qu’il est impossible d’oublier complètement une offense sérieuse. Nous ne pouvons pas oublier une blessure qui a eu lieu dans notre vie.

Avez-vous déjà fait une diète? À quoi pensiez-vous la plus part de temps… allons soyez honnête! À la nourriture bien entendu. Nous pensons beaucoup plus à la nourriture lorsque nous sommes en diète. Nous portons notre attention sur la nourriture… La seule façon d’oublier quelque chose c’est de porter notre attention sur autre chose.

Mais Dieu ne nous demande pas d’oublier. Il y a mieux qu’oublier et tourner la page. C’est se rappeler la blessure en réfléchissant à comment Dieu peut faire sortir quelque chose de bien au travers cet évènement.

Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin. (Romains 8.28, Semeur)

Paul ne dit pas que tout ce qui nous arrive est bon. Le cancer n’est pas quelque chose de bon, ni la maladie, ni la mort, ni le divorce ou encore la guerre le viol et les abus de tout sorte. Il y a beaucoup de choses dans la vie qui sont mauvaises et cruelles.

Tout ce qui arrive dans ce monde n’est pas selon le désir de Dieu. C’est pour cela que nous avons besoin de Dieu dans notre vie car il a promis que si nous lui faisons confiance, il fera en sorte que quelque chose de bien ressorte de notre vécu.

Est-ce que cette promesse est pour tout le monde? La réponse est non. La Bible dit que cette promesse est pour ceux qui l’aiment et qui sont appelés conformément au plan divin. En d’autres mots, cela signifie que si je ne vis pas pour Dieu et que je fais fi de son plan pour ma vie toutes choses ne concourront pas pour mon bien. En fait cela concourra pour mon malheur parce que je serai en train de m’éloigner de plus en plus de Dieu et de sa volonté.

Mais lorsque je viens à lui et que je lui dis : « Seigneur, je te remets cette situation entre tes mains » C’est alors qu’il peut en faire sortir quelque chose de bien. Ainsi, pardonner ce n’est pas oublier, c’est chercher à comprendre comment Dieu veut transformer cette offense pour en faire sortir quelque chose de bien.

Pardonner ne signifie pas que nous poursuivons la relation s’il n’y a pas de changement.

Dire simplement : « je suis désolé » n’est pas suffisant. En fait, la Bible enseigne que trois choses sont essentielles pour que la relation soit rétablie :

  • La repentance
  • La restitution
  • Reconstruire la confiance

Le pardon est instantané mais la confiance c’est quelque chose qui se construit sur une longue période de temps. Et elle doit être gagnée… elle ne s’obtient pas gratuitement.

Dans notre culture, beaucoup de gens ne comprennent pas cela. Que ce soit un leader politique ou religieux, ou peut importe qui se retrouve dans un scandale, il y a toujours des gens qui sont là pour dire : « Nous sommes tous imparfait. Nous sommes tous humains. Nous devons lui pardonner et regarder en avant. » Oui, nous devons pardonner immédiatement. Cependant, la Bible enseigne que la confiance se construit avec le temps. Tout leader doit avoir gagné confiance et crédibilité. Et cela n’arrive pas du jour au lendemain.

Les blessures ne se guérissent pas instantanément et l’offenseur ne peut pas s’attendre qu’une fois pardonné tout se passera comme avant.

Pardonner n’exige pas que nous renoncions à nos droits. En d’autres mots, le pardon n’exclut pas la justice.

1 ¶ Que tout homme se soumette aux autorités supérieures, car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été mises en place par Dieu. 2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité lutte contre une disposition établie par Dieu, et ceux qui sont engagés dans une telle lutte recevront le châtiment qu’ils se seront attiré. 3 Car ce sont les malfaiteurs, et non ceux qui pratiquent le bien, qui ont à redouter les magistrats. Veux-tu ne pas avoir peur de l’autorité? Fais le bien, et l’autorité t’approuvera. 4 Car l’autorité est au service de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, redoute-la. Car ce n’est pas pour rien qu’elle peut punir de mort. Elle est, en effet, au service de Dieu pour manifester sa colère et punir celui qui fait le mal. (Romains 13.1-4, Semeur)

Les Écritures parlent de la responsabilité des criminels vis-à-vis de leurs fautes. Si les autorités ont été mises en place par Dieu et doivent être au service de Dieu, elles sont donc aussi aux services des croyants.

Il suffit que l’homme de bien ne fasse rien pour que le mal progresse. Pouvez-vous vous imaginer si tous les brigands, les meurtriers, les agresseurs de toutes sortes devraient être laissés en liberté au nom de pardon???

Pardonner n’exclut pas qu’il y ait des conséquences à nos actions.

Lorsque le roi David commit l’adultère avec Bath–Shéba et fit tuer son mari, Dieu parla au prophète Nathan qui vint reprendre David pour son crime. Suite à l’intervention de Nathan, David se repentit sincèrement mais cela ne l’a pas épargné des conséquences désastreuses de son geste : l’enfant né de cette union décéda après sa naissance et les problèmes familiaux se multiplia tout au long de sa vie. (2Samuel 11.1ss)

Je le répète donc encore une fois, pardonner ne signifie donc pas que tout revient comme avant l’offense. Parfois l’offense est telle que des conséquences ne peuvent être évitées.

Pardonner ne signifie pas se laisser faire du mal par autrui

Bien que nous sommes appelés à « vivre dans la paix », pardonner ne signifie pas que nous allons nous laisser agresser. Pensez à Jésus, quand le peuple voulait le lapider… il se retira. Pensez à l’apôtre Paul lorsqu’en état d’arrestation un soldat romain veut le flageller, il usera de ses droits de citoyen romain pour éviter la flagellation.

Comment et pourquoi pardonner?

En tant que chrétiens, nous devons pardonner à ceux qui nous offensent. Et cela n’a rien à voir avec le fait que la personne le mérite ou non. Elle ne le mérite sûrement pas. Et nous ne méritons pas non plus le pardon que Dieu nous offre gratuitement.

Nous devons pardonner ceux qui nous blessent parce que Dieu nous a pardonné.

C’est pour cela que Jésus est venu dans le monde. Si nous avons de la difficulté à pardonner, c’est peut-être parce que nous n’arrivons pas à nous pardonner nous-mêmes. Lorsque Jésus est mort sur la croix, il subissait la pénalité de tous les péchés que nous allions commettre au long de notre vie. Si nous sommes pour pardonner les autres, nous devons en premier lieu accepter le pardon que Dieu nous offre par Jésus. Le pardonné doit pardonner!

Nous devons pardonner les gens qui nous ont blessés parce que le ressentiment à un pouvoir destructeur sur notre vie.

« L’arrogance est un chien qui se retourne sur son maître. L’égoïsme est un feu qui consume celui qui l’a allumé. L’amertume est un piège qui se referme sur le chasseur. Mais l’amour est le choix qui délivre de tout cela. » (Max Lucado)

Conserver de l’amertume, nous laisse pris dans le passée. Et lorsque nous sommes pris dans le passé, le passé nous contrôle. Chaque fois que nous haïssons quelqu’un cette haine nous contrôle.

Car l’irritation tue celui qui est stupide, Et la jalousie fait mourir l’imbécile. (Job 5.2, Colombe)

Le ressentiment fait beaucoup plus de tort à l’offensé qu’à l’offenseur.

Nous devons pardonner parce que nous aurons besoin d’être pardonnés dans le futur.

Jésus a dit :

En effet, si vous pardonnez aux autres leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. (Matthieu 6.14, Semeur)

Nous ne pouvons par recevoir ce que nous refusons de donner.

Un jour quelqu’un dit à John Wesley : « Je ne pourrai jamais pardonner cette personne! » Wesley répondit : « Alors j’espère que vous ne pécherez jamais. »

Conclusion

Comment lâcher prise sur le passé et les gens qui nous ont blessés?

En refusant de se venger ou de se faire justice soit même

Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice; c’est moi qui rendrai à chacun son dû. (Romains 12.9, Semeur)

Dans le livre « Le Shack », Papa (Dieu) dit à Mack (dont la fille a été kidnappée et assassinée) : « Pardonner n’est pas oublier. Pardonner, c’est cesser de saisir quelqu’un à la gorge ». (283)

Ce qui détruit un mariage ou une relation d’amitié, ce ne sont pas les blessures mais le refus de pardonner. Nous sommes tous humains et nous allons tous se blesser un jour où l’autre. La question est plutôt celle-ci : « Accepterais-je de mettre mon orgueil et mes droits de côté pour rechercher la réconciliation? » « Vais-je accepter de pardonner? ».

Lorsque nous faisons ces choses, toutes blessures peuvent être guéries.

En répondant au mal par le bien

Comment pouvons-nous savoir si nous avons réellement pardonné quelqu’un?

Nous pouvons prier pour que Dieu bénisse la personne qui nous blesse. La Bible dit :

Eh bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. (Matthieu 5.44, Semeur)

Une des façons que nous pouvons savoir que nous sommes des gens matures, c’est lorsque nous sommes capables de regarder au-delà de la blessure qui nous a été fait et que nous pouvons discerner les blessures de la personne qui nous blesse et ce qui l’amène à nous blesser. Des gens blessés blessent les gens.

Répétez ces étapes autant de fois que nécessaires

Lorsque quelqu’un nous blesse, nous pouvons nous trouver à ressasser l’évènement pendant longtemps. Combien de fois dois-je pardonner? Jusqu’à tant que la souffrance disparaisse.

Alors Pierre s’approcha de Jésus et lui demanda : – Seigneur, si mon frère se rend coupable à mon égard, combien de fois devrai-je lui pardonner? Irai-je jusqu’à sept fois? 22 – Non, lui répondit Jésus, je ne te dis pas d’aller jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. (Matthieu 18.21-22, Semeur)

En d’autres mots, le pardon doit être continu.

Je me rappelle d’une situation dans ma vie où quelqu’un ma profondément blessée, il m’a fallu plusieurs mois pour pouvoir être délivré du ressentiment qui m’habitait même si j’avais pardonné. C’est-à-dire que j’avais refusé de me venger et remis ma situation entre les mains de Dieu. J’ai écrit à cette personne pour lui dire que je lui pardonnais, je demandais à Dieu de la bénir et disait à Dieu que je lui pardonnais. J’ai poursuivi à prier pour cette personne et déverser ma colère devant Dieu jusqu’à tant que mon cœur soit entier délivré du ressentiment qui m’habitait. Je n’ai jamais eu par la suite de relation d’amitié avec cette personne mais je peux dire avec certitude que si je la rencontrais je pourrais me comporter de façon civilisée envers elle.

« Faire du bien à ceux qui nous haïssent » (Luc 6.27), ce n’est pas de leur faire un massage dans le dos… c’est se comporter d’une façon civilisée envers eux. Comme Dieu qui fait pleuvoir sur les bons et sur les méchants même si ces derniers ne le méritaient pas. (Matthieu 5.45)

Nous savons que nous sommes pardonnés lorsque nous commençons à secourir les autres avec la bonne nouvelle du pardon de Dieu.

En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. (2Corinthiens 5.19, Semeur)

Car à celui qui pardonne,

À son tour on pardonnera.

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.

Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

(François d’Assise)

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