21 juin 2009
Papa, pas à pas
Publié dans Message, Vidéo tagged attitude, autorité parentale, éducation, chercher conseil, coach, colère, conseil, enfant, enfants, enseignable, exemple, Fêtes des papas, Fêtes des Pères, foi, inpiration, intégrité, irritation, jeunes, jurons, message du dimanche, modèle, Papa, parent, parents, pas à pas, prédication, punition, rôle, relation, sermon, témoignage à 23:40 par ricsy44
À l’occasion de la fête des Pères, nous avons eu le plaisir d’entendre le Pasteur Sylvain apporter la message de la Parole. Merci Sylvain pour l’excellent message et… nos remerciements vont aussi à Karine et Gabrielle qui ont offert de beau cadeaux à tous les papas. Sans plus tarder, je vous invite à lire le message de Sylvain, intitulé “Papa, pas à pas”. Je suis convaincu que vous saurez en retirer un encouragement pratique pour votre vie… même si vous n’êtes pas un papa!
Bonne lecture,
Israël
Croyez-vous que c’est possible de traverser le Canada au complet… à pied? Savez-vous comment on peut faire ça? En mettant un pied devant l’autre jusqu’à ce qu’on arrive…
Aussi grand que puisse paraître un tel défi que de parcourir une telle distance, tout commence par un pas, puis un autre et encore un autre…
Un autre défi qui peut sembler à première vue insurmontable de nos jours, c’est d’avoir un environnement familial équilibré, à l’image de l’idéal voulu par Dieu. Le point commun entre ces 2 défis : Dans les 2 cas, il faut y aller un pas à la fois…
Les enfants face à leur père.
Une petite fille à sa mère :
— « Maman, tu dis que ce sont les cigognes qui apportent les bébés?
— C’est cela.
— Et que Dieu nous donne notre pain quotidien…
— C’est vrai.
— Et que le Père Noël nous apporte des cadeaux?
— Hum hum…
— Mais alors, pourquoi est-ce qu’on a besoin de Papa ?…
Si vous êtes bien attentifs, vous allez trouver une utilité à votre père.
C’est intéressant de constater que, dans la Bible, le premier ordre qui semble donné par Dieu en ce qui concerne la relation entre les enfants et leurs parents s’adresse… aux enfants.
Le 5e commandement (Ex. 20.2) ordonne “Honore ton père et ta mère… ” Lorsque l’apôtre Paul cite ce passage (Éph. 6.2), il nous rappelle que c’est le premier commandement avec une promesse. Quelle promesse? “Pour que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la Terre… ” Qui veut être malheureux? Alors, qu’est-ce qu’il faut faire pour être heureux? Qui dit cela? Est-ce qu’Il peut mentir?
Ça veut dire quoi “honorer”? Rendre honneur, traiter avec beaucoup de respect et d’égard. Avoir de la considération. Démontrer une grande estime envers quelqu’un, rendre fier de nous.
— Ça veut dire quoi “honneur”? C’est le contraire de la honte; faire honneur vs faire honte à quelqu’un.
Trans. : Enfants, vos pères ne sont pas parfaits (je sais, vous le saviez déjà), mais vous non plus. Honorez-les donc quand même, puisque c’est Dieu qui vous le demande, pour que vous soyez heureux. Allez-y pas à pas.
Les pères face à leurs enfants.
À ce moment-ci, j’aimerais que les enfants et les mères soient quand même attentifs. Parce que vous allez pouvoir ainsi rappeler aux pères ce qui aura été dit au cas où ils l’oublieraient! (Avec amour, pour les aider, pas pour les condamner. Ils ont besoin de devenir de meilleurs papas, pas à pas).
Quelqu’un a dit “Merci Seigneur pour les pères qui non seulement nous donnent la vie, mais nous enseignent aussi quoi faire avec… “
Même si ce n’est habituellement pas ce que nous voulons, nous sommes naturellement portés à reproduire les mêmes erreurs que nos parents ont faites avec nous. Mais si nous identifions clairement ces erreurs et faisons un “pacte de changement” avec nous-mêmes en comptant sur l’aide de Dieu, nous avons le pouvoir d’améliorer les choses et de briser cette chaîne.
“Pères, n’irritez pas vos enfants… “
Nous retrouvons cette phrase dans Éphésiens 6.4 et Colossiens 3.21
Nous l’avons vu, Dieu a établi les parents comme autorité sur les enfants puisqu’Il leur demande d’honorer leurs parents. L’autorité, ce n’est pas une plus grande force physique, une grosse voix ou un regard fâché. Je précise cela parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais vos enfants et votre épouse le savent, vous faites parfois des erreurs… Ce n’est pas grave, ça arrive à tous les pères (en fait, à tout le monde, bien sûr).
Ce qui est grave, c’est de ne pas le reconnaître. Parfois, certains pères qui ont fait une erreur face à leur enfant hésitent à leur demander pardon. Un père qui demande pardon à son enfant ne devrait pas craindre de perdre ainsi de son autorité. Bien au contraire, l’enfant devrait ainsi reconnaître l’intégrité et le courage de son père et en retirer une fierté et un exemple pour lui.
Un risque beaucoup plus réel de perdre l’autorité qu’un père devrait craindre, c’est lorsqu’il ne fait pas ce qu’il dit : Autant lorsqu’il dit “Oui” que lorsqu’il dit “Non”.
(Oui) — Lorsqu’il s’engage à faire quelque chose pour ou avec son enfant, ce dernier est en droit de s’attendre à ce que cela arrive. Si ce n’est pas le cas, il est non seulement déçu, mais si cela arrive trop souvent, il deviendra, on peut le comprendre, irrité et incrédule face à ce que son père lui promettra à l’avenir.
Note : Des situations hors contrôles peuvent survenir qui empêchent le père de tenir ses engagements (urgence, la météo, dépenses imprévues, etc). Quand cela arrive, le père ne doit pas croire, à tort, que l’enfant va facilement et automatiquement comprendre : Le père doit s’assurer que l’enfant comprend bien que, si cela n’aurait été de cette situation imprévue, le père aurait sincèrement tenu sa promesse. L’enfant ne doit donc pas compter une telle situation comme une promesse non tenue.
(Non) — D’autre part, l’autre danger pour perdre le respect de son enfant, c’est de donner une conséquence à un enfant qui a fait une mauvaise action ou qui a eu une mauvaise attitude et ensuite retirer cette conséquence sans réelle explication. Agir ainsi laisse croire à l’enfant le mensonge que, dans la vie, on a pas toujours à assumer les conséquences de nos actes. C’est tout à fait faux et l’enfant doit comprendre cela dès son jeune âge.
Pères, attentions aux “punitions” trop sévères balancées sur le coup de la colère ou de l’irritation; elles risquent d’être démesurées et une fois calmés vous serez pris ensuite avec le dilemme de les appliquer ou non… Prenez plutôt trois bonnes inspirations, attendez que le calme revienne pour avoir les idées plus claires afin de déterminer une conséquence plus juste pour l’enfant.
Le père et la mère doivent vraiment travailler de concert en ce domaine et l’un ne doit donc pas retirer ou alléger unilatéralement la conséquence appliquée par l’autre. Tout désaccord à ce sujet ne doit jamais être discuté en présence des enfants.
L’importance de l’exemple.
Vous le savez déjà, je sais : L’exemple parle autant, sinon plus, que les paroles (personnellement, je suis porté à croire que c’est “plus” que ‘autant”).
Un jeunet garçon avait sacré et sa mère l’avait fait monter dans sa chambre en attendant l’arrivée de son père. Lorsque ce dernier arrive, elle lui raconte l’histoire. Le père, furieux, monte rapidement l’escalier en criant :
— Attend un peu, je vais t’apprendre, moi, à sacrer!
En arrivant en haut de l’escalier, le père trébuche et se met à dire plein de mots que je ne peux pas vous citer.
La mère lui crie alors
— Tu peux redescendre maintenant, chéri. Je crois que ce sera suffisant pour sa première leçon…
Alors, n’exigez pas ce que vous ne faites pas.
J’aurais beaucoup à dire sur l’importance de l’exemple, mais je vais plutôt essayer… d’en être un.
Chercher conseils.
Je vais vous faire un aveu : J’envie les parents qui ont des enfants plus jeunes que les miens. Pourquoi? Simplement parce que j’ai maintenant une meilleure idée de comment aborder les problèmes reliés à ce groupe d’âge parce que je suis déjà passé par là…
Si je pouvais rembobiner ma vie, je ferais certaines choses différemment, parce que je réalise maintenant plus les conséquences de telle ou telle action. Mais étant donné que c’est impossible, je peux quand même agir aujourd’hui de façon à ne pas regretter plus tard. Même chose pour vous.
Vous savez quoi ? Je soupçonne qu’il doit y avoir dans le monde des pères qui m’envient parce que eux, contrairement à moi qui suis en constant apprentissage et qui me sens parfois dépourvu face aux situations que je rencontre, eux sauraient comment traiter ces situations parce qu’ils sont déjà passés par là.
Le point où je veux en venir, c’est que nous avons tous, toujours, quelque chose à apprendre, et cela inclut bien sûr l’art d’élever des enfants. Notre rôle de père ne cesse pas lorsque notre plus jeune devient majeur; les contextes changent, mais les rôles demeurent.
Ne perdons pas de temps et ne causons pas de dommages en essayant de réinventer la roue et d’apprendre uniquement de nos propres erreurs; la vie est trop courte pour ça. Nous pouvons aussi apprendre des erreurs des autres. Ne craignons pas d’aller chercher conseils auprès de gens matures (préférablement des chrétiens, bien sûr) afin d’être plus efficaces dans notre rôle de parents. Étudions de bons livres sur le sujet, participons à des retraites ou des séminaires; équipons-nous… Allons-y, pas à pas.
Les enfants de Dieu face à leur Père céleste.
Cette partie s’adresse donc autant aux pères, qu’aux mères, qu’aux enfants…
Savez-vous qui était la personne qui a toujours été la plus embêtée à trouver un cadeau pour la fête des Pères? Adam : Qu’est-ce qu’on peut bien offrir à quelqu’un qui a déjà “tout”?…
Vous êtes sans doute conscient autant que moi que, malheureusement, les modèles négatifs de pères terrestres peuvent affecter plus ou moins notre perception et notre relation avec Dieu. Mais que cela ne devienne pas une excuse pour ne pas chercher à ressembler à notre Père céleste. Bien au contraire, que cela soit pour nous une motivation pour changer et que nos enfants soient encore meilleurs que nous et non pires.
Luc 11.11-13 (Semeur)
11 Il y a des pères parmi vous. Lequel d’entre vous donnera un serpent à son fils quand celui-ci lui demande un poisson?
12 Ou encore, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
13 Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
Paraphrase personnelle : Si donc, “tout mauvais” que peut vous sembler votre père, à combien plus forte raison pouvez vous compter sur la “toute-bonté” de votre Père céleste envers vous…
Suivons le modèle de père que Dieu nous donne, pas à pas.
Conclusion :
Un jour, sur le coup de l’irritation, j’ai dit à l’un de mes fils quelque chose qui, en substance, ressemblait à peu près à ceci :
“Ce qui me console un peu, c’est de savoir que plus tard tu vas sans doute avoir des défis encore bien plus grands que les miens avec tes propres enfants”.
Je m’empresse de signaler qu’évidemment ce n’était vraiment pas gentil ni sage de ma part de dire cela, mais il y a — malheureusement — sans doute du vrai : Notre société Nord-américaine “évolue”, mais pas nécessairement pour le mieux dans tous les domaines. Certaines attitudes qu’ont certains jeunes envers les autorités en général et leurs parents en particulier feraient dresser les cheveux sur la tête de nos ancêtres… S’ils pouvaient revivre, sans doute qu’ils en mourraient…
Bref, à la mesure où nous équipons aujourd’hui nos enfants, ils pourront eu aussi faire face plus tard à ces défis encore plus grands que les nôtres.
La mauvaise nouvelle : Les défis sont de plus en plus grands.
La bonne : Dieu est au courant et est encore plus grand que les défis.
Que Dieu nous aide donc à trouver le juste équilibre entre
- Viser la perfection et se décourager parce que l’on ne l’on manque notre but.
- Se contenter de peu et ne pas faire d’efforts pour améliorer les choses.
Que Dieu nous aide aussi à rechercher à…
Avoir les meilleures attitudes possible envers nos parents,
D’être les meilleurs modèles possible pour nos enfants et
D’avoir la meilleure relation possible avec notre Père céleste. Mais…
Si nous faisons des erreurs (et nous en ferons), que cela ne soit pas une occasion (ou un prétexte) de nous décourager et de tout abandonner. Si nous reconnaissons nos erreurs et cherchons les moyens de les corriger et de ne plus les répéter, si nous y mettons nos efforts et comptons sur l’aide de notre Père céleste, les choses peuvent changer positivement.
Il suffit d’y aller… pas à pas.