10 mai 2009

Une maman qui provoque l’admiration de Jésus

Publié dans Message tagged , , , , , , , à 21:52 par Israël Fontaine

 

Un jour, une petite fille était assise et observait sa mère lavant la vaisselle au lavabo de cuisine. Elle nota tout à coup que sa mère avait plusieurs mèches de cheveux blancs, qui faisaient contraste avec ses cheveux brun foncés. Elle regarda sa mère et lui demanda tout bonnement: “Maman, pourquoi certains de tes cheveux sont-ils blanc ?” Sa mère lui répondit: “Bien, chaque fois que tu fais quelque chose de mauvais et me fait pleurer ou me choque, un de mes cheveux devient blanc.” La petite réfléchit alors à cette révélation et lui répliqua: “Maman, pourquoi alors TOUS les cheveux de grand-maman sont-ils blancs ?”

J’aimerais vous présenter ce matin l’histoire d’une mère dont l’amour pour son enfant et sa foi ont conquis le cœur et l’admiration de Jésus.

21 En quittant cette endroit, Jésus se rendit dans la région de Tyr et de Sidon. 22 Et voilà qu’une femme cananéenne, qui habitait là, vint vers lui et se mit à crier : – Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi ! Ma fille est sous l’emprise d’un démon qui la tourmente cruellement. 23 Mais Jésus ne lui répondit pas un mot. Ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : – Renvoie–la, car elle ne cesse de nous suivre en criant. 24 Ce à quoi il répondit : – Ma mission se limite aux brebis perdues du peuple d’Israël. 25 Mais la femme vint se prosterner devant lui en disant : – Seigneur, viens à mon secours ! 26 Il lui répondit : – Il ne serait pas juste de prendre le pain des enfants de la maison pour le jeter aux petits chiens. 27 – C’est vrai, Seigneur, reprit–elle, et pourtant les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. 28 Alors Jésus dit : – O femme, ta foi est grande ! Qu’il en soit donc comme tu le veux ! Et, sur l’heure, sa fille fut guérie. (Matthieu 15.21, Semeur)

C’est assez intéressant de noter que Jésus se rend à plus de 175 km de Jérusalem, à l’extérieur du pays. Marc nous donne un détails croustillant que Matthieu ne nous rapporte pas : Jésus s’est rendu incognito dans un maison et il voulait que personne ne sache où il se trouvait. (Mc 7.24) Il voulait la paix !!!

 

Même Jésus avait besoin parfois de décrocher, d’aller loin de la foule et des tracas de la vie quotidienne… C’est biblique de prendre des vacances !!!

 

Mais même loin de Jérusalem, Jésus n’arrive pas à se dissimuler. Marc, l’évangéliste, nous rapporte que le voile sur son anonymat est vite tomber à cause de qui? À cause d’une maman qui avait entendu parlé de lui et qui désespérément besoin d’un miracle pour sa fillette qui était tourmenté par des démons. (Marc 7.24b-25)

Voici quelques leçons que nous pouvons apprendre sur les mamans:

On ne peut rien cacher à une maman.

Même Jésus qui se rend incognito à l’autre bout du monde se trouve être démasqué par une maman ! Les mamans ont des yeux partout et des oreilles partout!

 

Ne cacher jamais rien à une maman parce qu’elle finira par le savoir…

 

  • La pointe de gâteau en trop que vous avez mangé en cachette
  • Le petit coup de balai qui envoie la poussière sous le tapis

 

Tout ce que vous cachez à une maman pourra être retenu contre vous !

Lorsqu’un enfant souffre, maman souffre aussi.

 

À peine a-t-elle trouvé Jésus qu’elle se met à crié et imploré la pitié pour elle-même. Cette maman s’est identifiée complètement à la souffrance de sa fille. La souffrance de sa fille, c’est sa souffrance, le problème de sa fille, c’est son problème.

 

Le cœur d’une maman est attaché à ses enfants, lorsqu’un enfant souffre, maman souffre aussi. Nous sommes six enfants chez moi et je dois une fière chandelle à ma mère pour tout le courage et l’amour qu’elle nous a démontré lorsque nous n’étions pas toujours une bénédiction sur deux pattes… Aujourd’hui encore, lorsqu’un de nous souffre… elle en souffre aussi.

 

Alors qu’elle implore Jésus comme seule une maman en souffrance peut le faire, elle intercède en faveur de sa fillette en faisant de la souffrance de sa fille sa propre souffrance, c’est pour sa fille qu’elle implore la compassion de Jésus mais avoir compassion de sa fille c’est aussi avoir compassion d’elle-même.

 

  • Par ricochet : Le prophète avait un cœur de mère pour le peuple, l’apôtre Paul aussi d’ailleurs il utilise l’expression « douleur de l’enfantement »… Et nous? Prenons leçons de la compassion des mamans et découvrons en cela la compassion de Dieu pour les pécheurs.

Il n’y a rien pour arrêter une maman

Malgré le silence de Jésus. Il n’était pas question pour elle de le laisser tranquille, même s’il était venu pour ça. Elle veut voir sa fillette délivrée. Il n’y a rien pour arrêter une maman qui est décidé d’aller jusqu’au bout.

 

Les silences de Dieu peuvent être très instructifs. Je crois que Jésus avait ses raisons pour lesquelles il n’a pas répondu immédiatement à la demande de cette femme éplorée. Choses certaines, ce n’était pas parce qu’il était indifférent. Comme nous avons vu, la semaine dernière, ici aussi Jésus ne permet pas que son silence se prolonge au point qu’elle se décourage. La Bible dit que Jésus :

 

« … ne cassera pas le roseau à demi brisé, et il se gardera d’éteindre la lampe dont la mèche fume encore. » (Mt 12.20a, Paroles Vivantes)

Jésus n’est pas là pour nous briser mais nous restaurer, guérir les blessures causées par le péché présent dans notre vie et dans le monde.

 

La ténacité de cette maman est toute une leçon pour les juifs de l’époque et par ricochet pour nous chrétien de longue date.

 

La façon dont Jésus répond à cette femme semble un peu révoltant au premier abord mais il y a dans ses propos une symbolique importante.

 

  • Les enfants de la maison sont les héritiers des promesses de Dieu.

 

  • Le pain représente ici Jésus, il est le pain de vie qui donne la vie à ceux et celles qui placent leur confiance ne lui.

 

  • Le terme « petit chien » était une expression utilisé par les juifs pour décrire tous ceux qui étaient non-juifs.

 

Une des leçons que nous pouvons retenir de cette rencontre. C’est que ceux qui devraient avoir le plus de foi en les promesses de Dieu sont ceux qui en ont le moins. Et la plus grande foi se trouve souvent là où l’on s’y attend le moins. Dans notre récit : Les petits chiens ont plus de foi que les enfants légitimes. Ils savent reconnaître la valeur des miettes alors que ceux qui ont le pain n’y voit aucune valeur ! On peut donc se demander qui véritablement reçoit la « baffe ».

 

Il n’y a rien pour arrêter cette maman éplorée. Elle démontre une ténacité déconcertante. Face à l’humiliation, elle s’humilie encore davantage, devant l’intimidation elle répond avec une foi et une assurance déconcertante. En réponse à ce qui semble un refus de la part de Jésus, elle se prosterne à ses pieds et se met à l’adorer.

 

Cette femme cananéenne avait toute les raisons pour se décourager, rebrousser chemin les mains vides, développer du ressentiment contre Jésus, mais elle a persévérer. « Percer… et vous verrez = persévérez. »

 

Quels leçons pour nous chrétiens ankylosés : Nous nous avons donné notre vie à Jésus, nous sommes le temple du Saint-Esprit, nous avons la Parole de Dieu entre nos mains dans lesquels nous retrouvons noir sur blanc l’engagement de Dieu en notre faveur. Nous avons le pain complet et intégral et nous lui reconnaissons si peu de puissance.

 

Seigneur vient au secours de notre incrédulité, augmente notre foi!

Conclusion

Je crois que l’audace de cette maman a probablement ému Jésus au plus au point parce qu’en arrière de cette histoire, se retrouve l’histoire de Jésus lui-même.

Cette mère souffre de voir son enfant tourmenté par le démon.

Jésus souffre de voir ce monde loin de Dieu et condamné au tourment éternel. C’est pourquoi il est venu dans ce monde afin l’ultime souffrance du jugement de Dieu afin que ceux qui croient en lui échappent à la condamnation et reçoivent la vie éternelle.

Cette mère intercède auprès de Jésus en faveur de sa fille.

À l’image de cette mère qui intercède en faveur de sa fille avec crie et avec larme, la Bible nous dit que Jésus intercède constamment pour nous.

Car ce n’est pas dans un sanctuaire construit par des hommes, simple image du véritable, que le Christ est entré : c’est dans le ciel même, afin de se présenter maintenant devant Dieu pour nous. (Hébreux 9.24, Semeur)

C’est pourquoi l’apôtre Paul peut dire avec assurance :

 

Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui–même les déclare justes. 34 Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. (Romains 8.33-34, Semeur)

 

Cette mère ne peut pas fermer les yeux sur les souffrances de sa fille, elle désire le meilleur pour elle.

Si une mère pécheresse peut être attaché à ce point à son enfant, imaginez-vous quelle attachement Dieu porte envers chacun de ses enfants alors qu’il est parfait.

 

Sion dit : «  L’Eternel m’a abandonnée, oui, le Seigneur m’a oubliée. » « Une femme oublie–t–elle l’enfant qu’elle nourrit ? Cesse–t–elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu ? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas ! (Ésaïe 49.14-15)

 

Cette mère subit l’humiliation en faveur de sa fille

Jésus a vécu l’humiliation afin de nous offrir la paix et la vie abondante et éternelle du Père.

lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui–même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui–même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. (Ph 2.6-8, Semeur)

En ce jour de la fête des mères, alors que nous célébrons le courage, le dévouement, l’amour de nos mamans, profitons également du moment pour réaliser que tout l’amour, la sensibilité, le dévouement d’une maman n’est qu’une ombre devant l’amour, la sensibilité et le dévouement que Dieu nous porte.

UNE RECETTE D’AMOUR…

Si comme pour une recette de gâteau il fallait écrire les ingrédients pour faire une femme ou une mère, il faudrait d’abord :

Un être humain exceptionnel, de sexe féminin,

De la tendresse en quantité suffisante,

De la patience à revendre,

Du pardon en quantité illimité

De l’écoute à volonté,

Du soutien au besoin,

De la présence au quotidien,

Et surtout, surtout de l’amour à profusion.

Mélanger bien le tout… Regardez bien… Ne trouvez-vous pas que ça ressemble un peu au cœur de Dieu?

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.