3 mai 2009
Lorsque Jésus semble indifférent…
Publié dans Message tagged attitude, compassion, foi, grâce, indifférence, Jésus, présence, Prière, sentiments à 12:02 par Israël Fontaine
Vous est-il arrivé d’avoir l’impression que Jésus était complètement indifférent à ce que vous viviez? Que vos prières malgré toute leur intensité n’allaient pas plus loin que le plafond? Vous n’êtes pas tout seul! Matthieu, l’évangéliste, nous rapporte l’histoire de deux hommes amochés pour lesquelles Jésus semble, à première vue, faire preuve d’une cruelle indifférence. Nous découvrirons au fils de leur cheminement, que nos impressions peuvent nous tromper et que malgré ce que nous vivons et qui semble être bien réel, Jésus n’est ni loin de nous, ni indifférent, il nous a à l’œil!
Lorsque Jésus partit de là, deux aveugles le suivirent en criant : – Fils de David, aie pitié de nous! Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui. Il leur dit : – Croyez-vous que j’ai le pouvoir de faire ce que vous me demandez? – Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. Alors, il leur toucha les yeux en disant : – Qu’il vous soit fait selon votre foi! Et aussitôt, leurs yeux s’ouvrirent. (Mt 9.27-30a, Semeur)
Nos deux aveugles n’étaient pas ignorants de ce que Jésus a fait pour d’autres personnes dans le besoin. Il était hors de question de manquer l’occasion de voir Jésus faire de même pour eux. « Si Jésus l’a fait pour les autres, il n’a pas de raison qu’il ne le fasse pas pour nous! » Pas questions pour eux de passer à côté de l’occasion.
Quelle belle attitude! Les Évangiles le démontrent clairement, Jésus fait exception de personne, tous sans mérite quelconque peuvent bénéficier de son œuvre dans leur vie. Malheureusement, il arrive très souvent que nous acceptions le mensonge du diable que « pour nous ce n’est pas pareil. » Nous finissons par baisser les bras et abandonner l’idée que nous pourrons nous aussi être délivrés de nos mauvaises habitudes, d’un cœur rempli de convoitise, de crainte, de jalousie, de haine, etc. Nous avalons l’idée que « nous, c’est ne pas pareil, nous ne sommes pas comme les autres, etc. »
Nos deux aveugles n’ont pas avalé ce mensonge… Ils avaient entendu dire que Jésus avait guéri des lépreux en les touchants, il était intervenu, contre toute attente, en faveur d’un officier romain impie. Il avait même guéri une belle-mère, délivré deux hommes non-juifs sous le pouvoir de démons. Alors que Jésus était en route pour ramener à la vie une jeune fille d’un homme religieux important, il s’était arrêté pour guérir une femme considérée comme une moins que rien et impure à cause des hémorragies qu’elle avait depuis plusieurs années. Ils avaient même entendu dire qu’il s’attablait avec les fraudeurs et des hommes de mauvaises réputations… Si Jésus s’était laissé émouvoir par tous ces gens de différents arrière-plans, il n’était pas question pour eux de le laisser filer sans recevoir leur guérison.
Refusez de croire que vous êtes à part des autres
Arrêtez de vous voir comme si pour vous « ce n’est pas pareil », que votre cas est « différent », que vous êtes « né comme ça » et qu’il n’a rien à faire… C’est un mensonge qui vient directement du prince des ténèbres… ne l’écoutez pas!
L’apôtre Jacques nous dit que le prophète Élie dont l’Ancien Testament nous raconte sa vie a vécu des choses extraordinaires avec Dieu et pourtant, il était un homme tout à fait semblable à nous! (Jacques 5.17). Élie était semblable à vous et moi, bien qu’il ait vécu des moments hors du commun avec Dieu, il a aussi connu de grands découragements, des moments d’intense solitude et incompréhension au point d’avoir le goût d’en finir avec sa vie. (1Rois 19.4)
Élie était semblable à vous et moi, il y a que des gens semblables à nous qui ont expérimenté l’action de Dieu dans leur vie, ils ont cru que c’était pour eux et ils ont obtenu leur guérison, leur délivrance, leur réponse… J’aimerais vous encourager à vous inspirer de ces gens autour de vous.
Je suis enchanté d’entendre tous ces témoignages de vie que nous avons au début de nos réunions, C’est au cours de ces moments que nous découvrons que finalement nous sommes tous dans le même bateau, avec nos victoires et nos combats…
Jésus, qui avait entendu, leur dit : Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (Marc 2.17, Semeur)
Si vous vous sentez « tout croche », vous avez gagné le « jackpot »! C’est pour vous que Jésus est venu dans ce monde, pour ceux qui reconnaissent leur besoin de renouer contact avec le Père par lui. Ne croyez pas les mensonges du diable que pour toi c’est différents…
Ne laissez pas vos perceptions vous dicter votre attitude
Le texte nous dit que les aveugles se sont mis à suivre Jésus en criant… : « Pitié, pitié Fils de David… » Mais Jésus ne leur répond pas, il ne s’arrête même pas, il continue son chemin jusqu’à la maison où il se rendait, comme si de rien n’était…
Si j’étais dans la foule, je serais probablement offusqué de l’attitude de Jésus. Voici deux hommes amochés qui sont aveugles qui essaient de le suivre avec peine et misère et… Jésus ne leur répond pas, ni ne s’arrête…
Il arrive parfois que nous envoyions un SOS au Seigneur, mais c’est le silence à l’autre bout de la ligne. Nous en sommes déconcertés, nous ne comprenons pas comment il peut rester indifférent à ce que nous vivons. Comme ces aveugles, nous ne voyons pas la lumière au bout du tunnel et nous cherchons Jésus à tâtons… Dans ces moments de confusion, il n’est pas rare que le diable vienne nous chuchoter à l’oreille que si Dieu était amour, il n’allait pas nous laisser là à gémir dans notre souffrance. Il essaie de remplir notre cœur de ressentiment contre Dieu… Ou alors, il essaie de vous faire croire que Dieu finalement n’existe « peut-être pas ».
Mais pour nos deux aveugles, malgré leur perception humaine de la situation, bien que Jésus semble cruellement indifférent et silencieux à leur souffrance, ils ont décidé qu’ils n’allaient pas se taire. Tout au long de la route, ils ont suivi Jésus en tâtonnant et en criant continuellement dans sa direction…
Dans les moments de souffrance ou d’incompréhension, ne laissez pas votre cœur devenir amère, ne vous appuyez pas sur la réalité de ce que vous pouvez vivre ou ressentir. Appuyez-vous sur la vérité de la Parole de Dieu même si les choses ne se passent pas comme vous vous attendiez. N’abandonnez pas, ne baissez pas les bras… pourchassez Jésus en tâtonnant, criez à lui jour et nuit… il n’est pas aussi loin que vous le pensez, ni aussi indifférent que vous le croyez.
Jésus est plus près de vous que vous l’imaginez, il vous a à l’oeil!
L’histoire nous relate deux aveugles qui pourchassent Jésus! N’y a-t-il pas ici une contradiction! Pensons-y un instant, nos deux hommes sont de vrais aveugles qui ne sont absolument pas en état de poursuivre quelqu’un qui voudrait les semer…
J’aimerais vous dire ce matin que la réalité n’est pas la vérité. Méfions-nous de nos sentiments… « les senti-ments », les sentiments nous mentent souvent. La réalité pour nos deux aveugles c’est l’indifférence de Jésus, la vérité c’est que Jésus garde un œil sur eux et ne leur permet pas de s’égarer loin du chemin de leur délivrance! S’il peuvent suivre Jésus, c’est parce que Jésus le veut bien et ne leur permet pas de perdre sa trace.
Le Seigneur vous dit ce matin, bien que vous ayez l’impression que je suis loin de vous, indifférent face à votre souffrance, je suis plus prêt que vous le pensez, je suis là tout prêt et je veille sur mes enfants.
J’ai fait un rêve, la nuit de Noël.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.
Sur le fond du ciel, je voyais se dérouler les scènes de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu’en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.
J’ai revu le film de ma vie.
O surprise!
Les lieux de l’empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur;
jours d’épreuve et de doute;
jours intenables…
jours où, moi aussi, j’avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches :
« Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours!
Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse?
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie?
Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence? »
Mais le Seigneur m’a répondu :
« Mon enfant, les jours où tu ne vois qu’une trace
de pas sur le sable,
ce sont les jours, où je t’ai porté. »
(Poême de Ademar de Barros)
« Dieu veille sur le cheminement de ceux qui lui font confiance » (Pr 2.8, paraphrase)
Quelle merveilleuse promesse! Dieu veille sur notre cheminement, il veille à ce que ceux qui le cherchent finissent par le trouver. Jésus n’a pas permis que sont silence soit tel que nos deux aveugles se découragent.
Les silences de Dieu parfois sont incompréhensibles, mais ce qui est certain c’est qu’il n’abandonne jamais ceux qui le cherchent de tout leur cœur.
– Demandez, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Qui de vous donnera un caillou à son fils quand celui-ci lui demande du pain? Ou bien, s’il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. (Mt 7.7-11, Semeur)
Conclusion
Même s’il fait noir
(GRAY, Alice, Histoires qui touchent le cœur, Éditions du Trésor caché, p.143-144.)
C’était un homme fort, affrontant un ennemi plus fort que lui. Sa jeune femme était gravement malade, puis était morte subitement, laissant l’homme fort seul avec une fillette aux yeux écarquillés et aux cheveux de lin, n’ayant pas tout à fait cinq ans encore.
Le service dans la chapelle du village fut simple, et chargé de chagrin. Après l’enterrement au petit cimetière, les voisins de l’homme se rassemblèrent autour de lui. « S’il te plaît, amène ta petite fille et reste avec nous pendant plusieurs jours, dit quelqu’un. Tu ne devrais pas rentrer à la maison tout de suite. »
Même s’il avait le cœur brisé, l’homme répondit : «Merci, mes amis, de l’offre aimable. Mais nous devons rentrer à la maison – où elle était. Mon bébé et moi devons faire face à cela.»
Alors, ils rentrèrent, l’homme fort et sa petite fille, dans ce qui semblait maintenant une maison vide et sans vie. L’homme transporta le petit lit de sa fille dans sa chambre afin d’affronter la première nuit sombre ensemble.
Au fil de la nuit, la fillette eut beaucoup de difficulté à dormir… ainsi que son père. Qu’est-ce qui pourrait transpercer davantage le cœur d’un homme qu’une enfant qui sanglote parce que sa mère ne reviendra jamais ?
Jusqu’à une heure avancée de la nuit, la petite continua de pleurer. L’homme fort s’étira pour la toucher dans son petit lit et essayer de la consoler du mieux qu’il pouvait. Au bout d’un certain temps, la fillette réussit à cesser de pleurer – uniquement parce qu’elle avait pitié de son père. Pensant que sa fille était endormie, le père regarda au ciel et dit d’une voix entrecoupée : «J’ai confiance en toi, Père, mais… il fait aussi noir qu’à minuit ! »
Entendant la prière de son père, la fillette recommença à pleurer. « Je pensais que tu dormais, ma chérie, dit-il. »
«Papa, j’ai essayé. J’avais de la peine pour toi. J’ai essayé, mais je ne pouvais pas m’endormir. Papa, as-tu déjà su qu’il pouvait faire si noir? Pourquoi papa? Je ne peux même pas te voir, il fait si noir.» Puis, à travers ses sanglots, la fillette chuchota: «Mais tu m’aimes même s’il fait noir, n’est-ce pas, papa? Tu m’aimes même si je ne te vois pas, n’est-ce pas, papa?»
Pour toute réponse, l’homme fort tendit ses grandes mains et souleva sa fillette du lit, la blotti contre sa poitrine, et la garda là, jusqu’à ce qu’enfin elle s’endorme.
Lorsqu’elle fut enfin, endormie, il commença à prier. Il prit sur lui le cri de sa fillette et le transmit à Dieu.
«Père, il fait noir comme à minuit. Je ne peux absolument pas te voir. Mais tu m’aimes, même quand il fait noir et que je ne peux te voir, n’est-ce pas?»
En cette heure des plus sombres, le Seigneur le toucha avec une nouvelle force, lui permettant de pouvoir continuer. Il savait que Dieu continuait de l’aimer, même dans le noir.
Lorsqu’il fait noir comme à minuit et que vous ne pouvez percevoir Dieu, sachez qu’il vous aime et qu’il veille sur vous. Ne vous lassez jamais de le chercher, il est plus près que vous pouvez vous l’imaginez.
Ô prends mon âme, prends-la, Seigneur!
1 – Ô prends mon âme, prends-la, Seigneur,
Et que ta flamme brûle en mon coeur.
Que tout mon être vibre pour toi,
Sois seul mon maître, ô divin roi.
Source de vie, de paix, d’amour
Vers toi je crie la nuit, le jour
Guide mon âme, sois mon soutien
Remplis ma vie, toi mon seul bien.
2 – Du mal perfide, ô garde-moi,
Sois seul mon guide, chef de ma foi,
Quand la nuit voile tout à mes yeux,
Sois mon étoile, brille des cieux.
3 – Voici l’aurore d’un jour nouveau,
Le ciel se dore de feux plus beaux,
Jésus s’apprête, pourquoi gémir,
Levons nos têtes, il va venir.
2 Commentaires
Les commentaires sont fermés.
Marlène a dit,
16 juin 2009 à 17:13
Quel beau travail… vraiment merveilleux et rassurant !
En cette soirée, veille d’épreuve, j’ai le cœur remplie d’amour et de confiance,
MERCI
Que Dieu vous bénisses.
Simon-Pierre Amadéï a dit,
20 mai 2009 à 20:47
bonjour famille fontaine.
je suis beni de voir tout ce travaille porter enver l`eglise de labelle.
merci pour tout.vous etes une reponse a mes prieres.
je vous aime.
Que Dieu vous benisses.